Idee sull’educazione

[V]

Ho giudicato convenevole di porre qui sotto quello che riguardo a quest’opera trovasi nell’Archives Littéraires de l’Europe. Tom. I. gazette littéraire, Mars 1804 articolo Allemagne.

Selon Kant, l’enfant doit être elevé non pour l’état actuel et corrompu de la société, mais pour un état meilleur, que le perfectionnement de l’éducation peut amener. Ce perfectionnement doit aller en croissant de génération en génération.

Pour former le caractère moral de l’enfant, il faut lui laisser sa liberté morale dans tout ce qui ne peut ni lui faire du mal, ni attenter à la liberté des autres. Il faut lui faire voir que pour obtenir ce qu’il desire, il doit accorder le même droit aux autres. Il faut aussi lui apprendre qu’on ne l’élève qu’afin qu’un jour il puisse vivre indépendant; il doit pressentir le travail et les privations dont il aura besoin alors pour maintenir son indépendance. Pour développer l’esprit de l’enfant, il ne faut point cultiver chaque faculté séparément, mais les mettre au contraire, autant que possible, en rapport les unes avec les autres. Il faut, par exemple, que l’imagination et la mémoire servent sans cesse la raison en lui fournissant des matériaux; il

[VI]

faut que la raison seconde toujours l’imagination, en lui aidant à se régler la mémoire en classant les impressions, etc.

Selon Kant, le caractère moral doit étre formé plutôt par des maximes que par la discipline, c’est-à-dire, par des moyens coërcitifs, qui ne peuvent former que des habitudes extérieures que l’age efface. On doit habituer l’enfant à ne point agir d’après des impulsions mécaniques, mais d’après des principes. La première chose qu’on doit chercher à obtenir pour former la moralité de l’enfant, est l’obéissance; la seconde, la véracité; la troisième, la sociabilité. Ce livre ne contient guère que des fragmens sur l’éducation, mais on voit que dans ces fragmens se trouvent des vues intéressantes.